Kheyliana

Ma vie, moi, mes joies ... mes peines, mon homme, mes ami(e)s

06 mai 2008

FLAMANDS - WALLONS = POINT DE VUE DIFFERENT

Nouvelle YAHOO

Vous vous douterez, après lecture, que je suis encore une fois de plus dégoutée pour mon pays.


BRUXELLES (Reuters) - Le droit de vote des francophones de la périphérie flamande de Bruxelles menace déjà la survie du tout jeune gouvernement belge, qui a prêté serment le 20 mars dernier après neuf mois de crise linguistique;

Le spectre de nouvelles élections qui risquent d'aggraver encore les tensions entre Flamands et Wallons, rendant le pays ingouvernable, se profile même à l'horizon si une solution n'est pas trouvée cette semaine par les partis de la coalition.

"Marre, marre, marre", écrit l'éditorialiste de La Libre Belgique, pour qui le gouvernement "tient à un fil".

Pour l'éditorialiste du plus grand tirage du Nord du pays, Het Laatste Nieuws, on a atteint "le sommet de l'absurdité".

Le dossier qui risque de faire tomber le gouvernement résume à lui seul le byzantinisme institutionnel belge et est contenu dans trois lettres connues de tous les Belges: "BHV". Ces initiales font référence à "Bruxelles-Hal-Vilvorde", un grand arrondissement électoral centré autour de la capitale belge, qui est totalement enclavée en territoire flamand.

Depuis 1963, date de la fixation de la "frontière" linguistique belge, "BHV" permet aux quelque 120.000 francophones vivant dans la périphérie flamande de Bruxelles de voter pour des listes électorales francophones.

Pour les partis flamands, c'est inacceptable: ils veulent "scinder" cet arrondissement électoral, ce qui aurait de facto pour effet d'obliger les francophones à voter pour des listes flamandes, puisqu'ils ne sont pas assez nombreux pour envoyer seuls un député francophone au parlement fédéral.

"TACHE D'HUILE FRANCOPHONE"

Ils veulent ainsi enrayer la "tache d'huile francophone", qui fait que nombre de communes flamandes proches de Bruxelles sont habitées par une forte minorité, voire une majorité de francophones qui fuient les loyers élevés de la capitale.

Pour tous les partis francophones, cette scission serait tout aussi inacceptable, puisqu'elle aurait pour effet de priver de droit de vote des citoyens belges dans leur propre pays.

Les partis politiques flamands avaient, le 7 novembre dernier, démontré qu'ils n'hésiteraient pas à imposer leur vues dans le pays, où ils représentent 60% de la population.

Ils avaient mis fin au célèbre "compromis à la belge", qui a permis aux Flamands et aux francophones de vivre ensemble malgré leurs divisions depuis 177 ans grâce à la recherche souvent ardue de solutions, en utilisant leur majorité automatique.

Les députés flamands de la commission de l'Intérieur de la Chambre des représentants avaient alors voté la scission de BHV.

Mais la décision n'a pas encore confirmée en séance plénière et les partis avaient mis le dossier sous le boisseau pour parvenir à un accord de gouvernement dirigé par le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme.

En mars, il avait été convenu qu'une solution négociée serait trouvée sur le dossier "BHV" pour le 15 juillet, en même temps que serait entériné un accord pour le transfert de nouvelles compétences de l'Etat fédéral vers les régions, une demande flamande qui inquiète beaucoup les francophones.

DOUCHE FROIDE

Mais les partis politiques flamands en ont décidé autrement: ils sont convenus de voter la scission de BHV jeudi prochain, lors de la séance plénière au parlement.

Pour les francophones, c'est la douche froide. "Si on vote, c'est qu'on n'a pas envie de négocier", a déclaré mardi le ministre des Finances, le libéral francophone Didier Reynders, outré par le procédé.

Pour ajouter une touche de surréalisme, les Flamands ont annoncé ce coup de force en implorant les francophones d'entamer une procédure en conflit d'intérêts entre les communautés, ce qui gèlerait la décision, pour éviter la chute du gouvernement.

Si les francophones s'y refusent, ils porteront donc selon eux la responsabilité d'une grave crise gouvernementale.

Cet imbroglio est essentiellement dû à la crainte des partis politiques flamands, et en particulier les démocrates-chrétiens (CD&V), de se faire déborder par plus nationalistes qu'eux.

Le petit parti nationaliste NV-A, qui s'est présenté aux élections en cartel avec le CD&V, a déjà refusé d'entrer au gouvernement et le risque existe qu'il s'allie à d'autres partis indépendantistes, raflant la mise aux régionales de juin 2009.

Pour eux, "BHV" est un dossier symbolique, puisqu'il permettrait de faire coller définitivement la frontière linguistique avec les limites d'une Flandre indépendante.

Les partis flamands, qui ont voté à 60% en juin dernier pour des listes confédéralistes ou indépendantistes, sont en effet bien décidés à dépecer un peu plus l'Etat belge.

Même si un artifice, comme le déclenchement de la procédure de conflit d'intérêts, permet d'éviter la chute du gouvernement cette semaine, on ne voit pas quelle solution consensuelle pourrait être adoptée en juillet prochain sur le dossier "BHV".

Et de nombreuses autres bombes à retardement ont été posées.

Ainsi, le ministre flamand de l'Intérieur, Marino Keulen, refuse-t-il de nommer trois bourgmestres (maires) francophones de la périphérie flamande de Bruxelles sous le prétexte qu'ils ont envoyé les convocations électorales en français.

Pour les francophones, il s'agit là d'un casus belli.

Posté par Khey à 17:30 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

KHEY ELLE EST SUBMERGEE

Mais elle a pensé à vous ce week-end quand elle a vu ces palmiers ...

palmier2

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palmier4

palmier5

Posté par Khey à 09:55 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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