02 août 2007
En ce jeudi
je ne décompte plus les jours mais les nuits. Encore 2, encore 2 à me réveiller au son des voitures, des motos. Ce n'est pas que cela fasse un bruit insupportable, non, non, je l'entend, c'est tout. A partir de samedi, et pendant 2 ou 3 jours, je serai réveillée par le silence, car il sera lourd après 365 jours de vrombissements.
Samedi, je dormirai la fenêtre ouverte, pour changer l'air de la ville qui se trouve dans nos poumons contre l'air de la campagne.
(brume sur lac de Villefranche - photographe inconnu)
Samedi soir ou dimanche, nous irons chercher des écrevisses le long du barrage, et avec Jolipapa, on se disputera car je voudrai remettre les bébés dans l'eau et lui me dira :
"C’est interdit, ces bestioles bouffent le barrage, celles qui sont retirées de l'eau ne doivent pas y être remises".
Edit de 14h30 : d'après Captain, et d'après la discussion que nous avons eu ce midi, c'est parce qu'elles mangent les poissons qu'il ne faut pas les remettre à l'eau...
Joliemaman, comme à chaque fois, au lieu de se reposer, cuisinera sans relâche, prendra soin de son fils, elle le regardera avec amour, avec les yeux d’une mère fière de son fils, de ce qu’il est, de son devenir.
Dimanche, Joliemamy sera avec nous, nous tricoterons assises dans le salon, elle fera des trous sans le faire exprès et moi j'en ferai mais pour faire un pull ajouré, je porterai les chaussettes, chaudes, qu'elle me donnera encore cette année, je les porterai au lever, pour tenir la chaleur de la nuit de mes pieds hors contact de la fraicheur du carrelage.
(mes beaux-parents, ont la maison, juste de l'autre côté du lac)
Chaque jour, je regarderai se lever la brume matinale, d'abord sur la colline en face, celle où les moutons paissent en paix, et ensuite, je la regarderai se lever du lac, à la vitesse où cela se fera, on saura si il fera bon ou pas.
Captain verra sa tante, et moi je ferai sa connaissance. Nous boirons un café au début en silence, parce que c'est la famille on ne se dévoile pas de suite.
Mercredi nous reviendrons un peu vers Toulouse, à 60 kms et là, nous serons seuls. Nous nous retrouverons, nous retrouverons nos silences entrecoupés de sourire, de regards. Nous retrouverons nos livres, les crapauds dans le filtre de la piscine, les criquets, les fourmis, comme à chaque fois, nous indiqueront la direction du melon à choisir pour le soir. Les tomates éclateront de soleil, et je ferai du coulis, à l'ail, pour manger des pâtes, simples mais bonnes.
Samedi, nous serons en vacances …
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